Automatisation Niveau 3 : Architecte
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Module 4 · Reprendre après l'erreurEnviron 1 min

Les trente premières minutes

Quand une alerte critique tombe, l’improvisation coûte cher. Une procédure d’incident (runbook), écrite à froid, décide à votre place des premiers gestes. Celle de Nadia tient en une page :

Texte
PROCÉDURE D'INCIDENT · flux critique

0 à 5 min    Annoncer dans #incidents : « je prends ».
             Ouvrir l'exécution en échec depuis le lien de l'alerte.
5 à 10 min   Qualifier : un flux ou tous ? Panne passagère ou définitive ?
             Le service appelé a-t-il publié un incident sur sa page d'état ?
10 à 20 min  Contenir, du plus doux au plus fort :
             1. laisser travailler la file et les réessais si la panne est passagère ;
             2. ouvrir le disjoncteur pour mettre les éléments de côté ;
             3. dépublier le workflow, en dernier recours.
20 à 30 min  Informer : service client si des clients sont touchés,
             direction si l'incident dure. Noter l'heure de chaque décision.
Ensuite      Rejouer les éléments mis de côté, vérifier l'absence de doublons,
             programmer le post-mortem dans les cinq jours ouvrés.

L’ordre compte : contenir avant de comprendre. On cherche la cause racine une fois les clients protégés, pas pendant.

Rangez cette procédure à côté des workflows, dans le dépôt Git ou le wiki de l’équipe. Relisez-la après chaque post-mortem, et faites-la dérouler une fois par trimestre par quelqu’un qui ne l’a pas écrite : c’est le seul moyen de savoir qu’elle tient.

Dépublier n’est pas neutreUn workflow dépublié ne reçoit plus ses webhooks de production : selon l’appelant, ces événements seront renvoyés plus tard ou perdus. Pour chaque flux critique, sachez ce que fait l’appelant quand il reçoit une erreur.